Lutte contre la grande douve et le paramphistome : Une approche agronomique et médicale

Publication : lundi 29 juin 2015

La stratégie de lutte contre la grande douve et le paramphistome doit prendre en compte le cycle du parasite, le pics d'infestation et les risques zootechnique et clinique en associant des mesures agronomiques et médicales.

L'approche agronomique consiste à limiter le nombre de zones à risques dans les prairies. L'approche médicale passe par un management adéquat des interventions. En matière de grande douve, il est impératif d'intervenir précocementaprès un pic de contamination à risques car les lésions engendrées au niveau du foie sont irréversibles.

Autre donnée clé à prendre impérativement en compte : pour qu'il n'y ait pas de parasitisme à risques zootechnique et clinique pendant la période hivernale ni possibilité de contamination des pâtures à la mise à l'herbe, un traitement mixte grande douve/paramphistome ne peut intervenir que dix semaines après la fin de période de contamination (rentrée en stabulation, période de gel, passage sur une prairie sans zones à risques). En matière de traitement, la grande douve est prioritaire.

La démarche suivante peut être retenue:

Cas n° 1 :  Seule la grande douve est présente de manière significative.

Une intervention spécifique (médicaments à base de closantel, nitroxinil ou triclabendazole) sera réalisée dans les trois semaines suivant la fin de période de contamination. A signaler que l'utilisation de douvicides à base de closantel ou nitroxinil permet l'apport complémentaire d'iode.

Cas n° 2 :  Le paramphistome est très présent (moyenne de plus de 40 oeufs par gramme de fèces)

Un traitement avec un antiparasitaire à base d'oxyclozanide sera effectué huit semaines après le 1er traitement contre la grande douve.

Cas n° 3 : La contamination par la grande douve est faible, mais conséquente pour le paramphistome.

Le traitement sera alors mixte avec un antiparasitaire à base d'oxyclozanide dix semaines après la fin de période de contamination.

Cas n° 4 : En cas de contamination d'été à risques (forte présence de prés de fond, découverte de paramphistomose ... )

Une application supplémentaire douvicide ou mixte, selon les cas, sera effectuée en juillet. En cas d'intervention précoce avec un traitement douvicide ou mixte (traitement d'automne ou début d'hiver) avec des animaux encore présents sur des prairies à risques ou enlevés depuis moins de huit semaines, une seconde intervention (voir cas n° 2) sera alors nécessaire.

Source : Panorama de presse Réussir Viande

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